« Je mange mon chapeau si Apple laisse passer l’application Spotify » ce sont les mots d’un blogueur qui d’après certains ferait bien de penser à préparer sa fourchette et son couteau (voir un peu de sel pour le goût). D’autres en revanche pensent que ce blogueur n’aura même pas besoin d’ôter son couvre chef.
Petit retour en arrière histoire de vous dresser le tableau. Spotify c’est un Deezer avec le look d’iTunes. Cette plateforme de musique en ligne fait le buzz sur la toile. 4 millions d’utilisateurs et un catalogue avoisinant les 6 millions de titres font de ce chouchou de la presse spécialisée un concurrent menaçant pour Jiwa, Imeem ou Deezer.
Annonce faite il y a quelques mois, l’équipe de Spotify  a développé une application pour iPhone. Assis à une terrasse de café ou dans le métro, vous êtes bercé par les titres du regretté Michael Jackson, touché par les vers de Gainsbourg ou mélancolique à l’écoute du dernier Radiohead. Bref plus de limite à la découverte et à l’émotion puisque vous transportez en permanence 6 millions de titres, tous étant dans  « les nuages » (in the cloud, si vous préférez).
Vu ainsi c’est plutôt poétique mais la réalité économique risque de briser le rêve. Premièrement Spotify n’a passé aucun deal avec Itunes, du coup il se présente comme un simple développeur face au très opaque système de validation de la pomme. « Nous ne savons pas si Apple nous donnera l’aval, et tout ce que nous pouvons faire est de soumettre l’application et de rester là à attendre et regarder. »
Autre problème de taille pour Spotify : on se demande bien quel intérêt aurait un possesseur d’iPhone à acheter un morceau sur Itunes  s’il peut l’avoir gratuitement sur son smartphone où et quand il le veut.
D’un autre côté si Apple veut à tout prix protéger  Itunes de Spotify, il risque de voir son téléphone sérieusement concurrencé par les Nokia Series 60 et les smartphones Android. N’oublions pas que Spotify développe l’application sur d’autres supports que l’iPhone, du coup on ne voit aucune raison pour que Nokia refuse Spotify et passe à côté d’une rampe de lancement pour son OviStore. Idem pour Google, se passer d’une application aussi précieuse pour imposer son OS au reste du secteur serait dénué de logique à moins bien sûr que la firme lance un GoogleTunes.











jeu, juil 23, 2009
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