Everest 2009. Emotion à 7000 m. Retours d’Antoine Cina et Claude Faivre

sam, mai 23, 2009

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Everest 2009. Emotion à 7000 m. Retours d’Antoine Cina et Claude Faivre

Camp de base avancé (6400 mètres), jour 23
De notre envoyée spéciale dans l’Himalaya, Nathalie Lamoureux
Retour de Claude et Antoine

Claude Faivre à son arrivée.

Claude Faivre à son arrivée.

Il ont surgi, comme des zombies, de ce chemin rocailleux qui mène au Col Nord. La démarche lente et incertaine. Antoine est arrivé le premier vers midi. Claude, quelques heures plus tard vers 15h30.

Sous ses lunettes de l’armée suisse, Antoine dissimule un sourire crispé. Son teint est violacé, sa gorge complètement désséchée. Ses paroles sont à peine audibles mais les quelques mots qu’ils prononcent suffisent pour comprendre qu’il s’est passé quelque chose là-haut. « J’attendais qu’il me dise, allez viens monte. Il est redescendu, puis il m’a dit, c’est fini.On redescend ». Antoine en a gros sur la patate. Nous le laissons se reposer et attendons le retour de Claude.

Combinaison jaune, masque de ski, visage noirci par le froid et le soleil, Claude ne peut cacher son émotion en nous voyant se précipiter pour l’accueillir. Lui non plus, n’a pas atteint le sommet. La raison de son renoncement est plus claire. A partir de 8700 mètres, il a commencé à perdre la vue, un gel de cornée sans doute. Cette nuit là, il faisait très froid. Martine Marsigny, qui tentait l’ascension sans oxygène a également dû stopper à cause du même problème. A 8500 mètres, elle est devenue complètement aveugle. Contrainte de redesendre dans le noir total,  elle a vécu, bien qu’aidée de son mari, un véritable calvaire. Sa combinaison en duvet n’est d’ailleurs plus qu’une guenille.

Les circonstances de l’arrêt de Antoine sont un peu plus difficiles à avaler pour ce dernier. Seul le temps pourra effacer ce qu’il considère comme un certaine injustice. Même si en l’état actuel des choses, il est trop tôt pour tirer des conclusion hâtives. Son sherpa, Nigma, a atteint le sommet tandis qu’Antoine attendait à 8800 mètres, soit à 48 mètres du but, que ce dernier lui fasse signe de monter. Le sherpa a t-il estimé qu’Antoine ne pouvait pas aller plus loin ? Soit, dans ce cas, il n’aurait pas dû aller au sommet seul, ce qui’ il a fait, sans doute pour se faire une carte de visite. Ce point pose la question de la formation des guides.

Quoiqu’il en soit, sommet ou pas, la montagne a permis à Antoine et Claude de mobiliser toutes leurs ressources mentales et physiques pour atteindre un idéal improbable et se révéler à eux-même. Claude qui voulait s’offrir l’Everest pour ses cinquante ans, a prévu, à son retour, de commander un gros gâteau d’anniversaire en forme de montagne, amputé d’un bout de sommet. Claude, de son côté, a encore besoin d’un peu de temps pour digérer la redescente.

Petit retour en, arrière, il y a quelques jours, Marc faisait atteintre les 7000 m à Nathalie, séquence émotion :



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Cet article est rédigé par:

Paul Khayat - qui a rédigé 260 articles sur Numerimatch.


33 réponses à “Everest 2009. Emotion à 7000 m. Retours d’Antoine Cina et Claude Faivre”

  1. STACKE a écrit:

    Bonjour Marc et Nathalie,

    J’ai été en pensée avec vous pendant ce mois de mai. Je serai heureux de partager vos aventures,à votre retour.
    Amitiés, à bientôt,

    Edouard

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  2. faivre jean louis a écrit:

    SUPER BRAVO
    BON ANNIVERSAIRE MEME SI JE SUIS EN AVANCE

    Répondre


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