Pour sa présentation, Ubisoft avait choisi, comme Electronic Arts, un vieux cinéma de Los Angeles. Après quelques trailers que tout le monde attendait (époustouflant Splinter cell notamment) et un discours de Yves Guillemot, le big boss (français) du fabricant de jeux, apparait James Cameron. LE James Cameron (Terminator, Titanic…) pas un homonyme développeur de génie. Et là , le réalisateur nous explique la suite de notre monde d’entertainment. Après les jeux tirés de films, puis les films tirés de jeux, puis les films et les jeux qui sortent en même temps, voici venu le temps des jeux-films. Il explique : « ça fait dix anas que je voulais faire Avatar, mais on m’a dit que techniquement c’était impossible, alors j’ai attendu . Quand la technologie des effets spéciaux a été au point, j’ai commencé à travailler sur mon film Avatar. Et puis s’est posée la question du jeu. J’ai rencontré les gens d’Ubisoft et nous avons commencé à travailler ensemble. Et là je me suis rendu compte qu’ils étaient extrêmement avancé côté effets spéciaux et j’ai commencé à en intégrer dans mon film ». Résultat, une centaine de plans d’Avatar ont été réalisé par le studio de jeu Ubisoft. Une première dans l’histoire du cinéma, et du jeu d’ailleurs.
On s’en rend bien compte ici à Los Angeles, après un flirt cahotique puis une cohabitation entre l’univers du cinéma et le monde du jeu, c’est bel et bien au début d’une fusion que nous assistons ici à l’E3 de Los Angeles. Le jeu n’est plus un simple produit dérivé du film, il fait désormais partie du package général. Le cinéma vient de trouver un outil de promotion d’une puissance phénoménale : le jeu vidéo. Mieux que toutes les bandes annonce de la planète, l’annonce d’un jeu est suivie par une population rivée sur ses écrans et qui colporte les révélations sur le web. Bientôt on ne saura plus si c’est le jeu qui tire le film ou si c’est le film qui se repose sur le jeu. C’est en cela que l’implication de James Cameron dans la réalisation du jeu tiré de son film -au point que les équipes des effets spéciaux collaborent- est plus que significative. Les deux mondes de l’imaginaire et de l’imagination se sont enfin retrouvés au plus gros salon du jeu de la planète. Et si les Oscars finissaient par ajouter une nouvelle catégorie, comme « meilleur film tiré d’un jeu » ou « meilleur jeu tiré d’un film » ? En tous cas, rendez-vous sur les écrans, grands et petits en décembre.












mar, juin 2, 2009
Jeux